Nou Ka Sonjé-Maurice Sixto
17 janvier, 2010 @ 9:24 Non classé

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Nou Ka Sonjé-Maurice Sixto

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Maurice Alfredo Sixto, né le 23 mai 1919 aux Gonaïves

 et mort le 12 mai 1984 aux États-Unis, est un professeur de littérature, conteur et humoriste haïtien. Il écrivait en créole haïtien et en français.

Il est considéré comme l’un des plus grands humoristes haitiens avec Théodore Beaubrun dit Langichate. Ses principales œuvres sont Sintaniz, Gwo Moso, Zabèlbok où il peint la réalité haïtienne.

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 le monde a dû tressaillir de frisson car la cité de l’indépendance vit naître l’un des plus grands conteurs et humoristes haïtiens : Maurice SIXTO. Sa généalogie ne remonte pas loin, il descend de Maria Bourand et de l’ingénieur Alfredo SIXTO. Sa formation classique débuta à l’école des Frères de Gonaïves et se poursuit encore chez les Frères, mais ceux de la prestigieuse institution de Saint – Louis de Gonzague à Port – Au – Prince.

 Tôt, on pouvait voir en lui un grand narrateur, il possédait déjà la capacité d’attirer la foule dans les cours de récréation, de faire rire aux éclats ses camarades de classe. A cette époque, le français était la langue de l’élève haïtien, il ne pouvait se permettre de laisser échapper de ses lèvres quelques expressions créoles…La langue indigène était tout simplement interdite, quiconque l’utilisait était sujet aux sanctions. Chez lui, elle était bannie. Ainsi, la connaissance du gonaïvien de la langue de ses ancêtres lui était tout à fait inconnue, sinon quelques rares vocables qu’il a empruntés des discours de rue. Pour ne pas perdre son originalité d’haïtien et mieux conter les histoires purement haïtiennes à un plus large auditoire, il eut l’idée de recourir aux services de ‘’mant Tilò’’ qui lui enseigna la langue des esclaves de Saint – Domingue. Plus tard, il intégra la vraie Haïti, où il découvrit la triste et dure réalité d’une société marquée par tant d’abus et de complexes.

 Parmi les œuvres qui font de lui ce qu’il est aujourd’hui, il importe de citer : ‘’ Zabèlbòk, Lea kokoye, Ti Saintaniz’’…Fait insolite : il n’a jamais transcrit ses contes, il les gardait tous au fond de sa tête.

 Au cours de la décade 1938 – 1948, il marche sur les pas du célèbre Félix Moriceau Leroy au sein du journal ‘’ Le matin’’, mais l’enseignement de l’Anglais et du Français vont combler tout son temps et le mettre à l’écart du périodique. Il abandonna la plume pour un certain temps, l’enseignement aussi et épousa le micro de la radio MBC, autrefois appelée HHBM aux titres de reporter, d’animateur et de chef de la programmation.

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 Sa vie, comme celle de tout humain fut marquée par des hauts et des bas et le deuil assombrit son jovial visage et son âme gaie. Le jeune et intelligent ‘’ MOY’’ connu l’acerbe douleur de l’orphelinat maternel à seize ans et comble de son agonie, son père, âgé de 37 ans, épousa une fillette de 17. Ne pouvant supporter tel affront porté à la mémoire de sa mère, il se révolta de façon indirecte en prenant le chemin de l’Académie militaire. Mais, son passage au sein de l’institution tant convoitée ne fut que de courte durée… Il se rendit compte que sa place n’y était pas et n’y passa qu’un trimestre. Selon un enregistrement du conteur inconnu du grand public, il avoue avoir menacé d’un fusil le médecin du camp d’Application, Charles Pierre, afin de lui autoriser de retrouver son bercail pour raisons médicales.

 Son intelligence, son discours envoûtant le conduit sur le territoire américain en plein cœur de Port – Au – Prince, il y travailla 3 ans comme interprète et traducteur avant de passer à l’Agence Citadelle où il oeuvra pendant une décennie comme guide touristique. Entre 1949 et 1961, on le retrouve comme attaché de presse à l’Ambassade du Libéria. Ses états de services ne furent pas moins que brillants et amant de tout ce qu’il entreprenait, il y a mis tout son cœur au point de frôler la perfection. Pour ses talents et services rendus, il reçut plusieurs décorations. Le président à vie de la République, son excellence, le docteur François Duvalier lui-même a jugé bon de lui attribuer les honneurs dus à son rang et des félicitations proportionnelles à ses réalisations.

 Marie Thérèse Torchon, une dame d’une beauté très rare, embrouillée dans des problèmes d’immigration suit les conseils de René Saint – Louis et consulta le prodige des Gonaïves afin de l’aider à trouver solution. Tout aussi bon gentleman que conteur, il ne laissa passer l’occasion de susurrer quelques romantiques paroles aux tympans de la dulcinée, plus tard qu’il épousera et avec qui il vécut jusqu’au terme des ses jours. A chacun son ange ! Le ciel utilisa les services de son ami pour lui permettre de rencontrer son autre lui. Il n’a pas jouit du plaisir de mener à l’existence un enfant, ses mains n’ont jamais connu la joie de bercer son mono gène, ses tympans d’auditionner les rires de son digne descendant, mais il a hérité de l’amour de Souky et Chantale BASTIEN, filles de sa femme adorée, qu’il surnomma : ‘’Mithé’’.

 Dès le milieu du vingtième siècle, les pays de l’Afrique commencèrent par conquérir leur indépendance des forces colonisatrices de l’Europe, ainsi, il a fallu instruire ces nouveaux libres en quête du savoir, ces sociétés en voie de développement… Sur ce, une pléiade d’érudits haïtiens ont fait le trajet dans le but d’enseigner à leurs frères d’outre – mer. ‘’MOY’’, universel, y enseigna l’anglais, le français, les sciences sociales et le civisme. Les autres enseignants étrangers restèrent en adoration devant cet homme au langage si raffiné et aux histoires si divertissantes.

 Le 12 mai 1984, dans un appartement de Philadelphie, où SIXTO vivait sa retraite avec sa femme, Dieu seul sait pourquoi, le pire se produit… Une cigarette mit le feu à ses vêtements. Atteint de troubles visuels, il eut pas mal de difficultés pour éteindre les flammes rapidement. Conduit à l’Hôpital, il ne résista à une crise cardiaque causée par de profondes brûlures. Haïti, la perle d’Haïti qu’il avait si bien décrit, venait de perdre un libérateur de la pensée, un créateur de l’anti – stress.

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 Au même titre que nos célèbres romanciers : Frédéric Marcelin, Fernand Hibbert, Justin Lhérisson… Maurice a peint la société haïtienne. Ses œuvres, de la toute première, Léa kokoye, sortie en 1976 sur les ondes des radios d’Haïti et d’ailleurs, nos mœurs, nos défauts, nos mauvaises pensées, ce que nous faisons à huis clos, ce dont nous avons peur de répéter et qui ne sont ni plus ni moins qu’un aspect de nous…il les a étalés au su et au vu de tout le monde. En prenant le temps d’auditionner les enregistrements de ce narrateur, il est fort possible que l’on y trouve son portrait où que l’on y voit le tableau que l’on mire à longueur de journée.

 De son vivant, il a connu le succès, la gloire et les honneurs…21 ans après son voyage vers l’au – delà, il devient immortel, tant par la véracité de ses œuvres que par leur présence continue dans notre société. Maurice Alfredo SIXTO, le porte parole des centaines de milliers de Saintaniz, le défenseur des droits des millions de Léa Kokoye, le vengeur de la race noire, le dénonciateur des milliers de Zabèlbòk qui comblent nos institutions, l’homme par la voix duquel vous et moi contemplons aujourd’hui la beauté de nos villes d’antan… Un homme, qui ne doit pas disparaître au fond du cœur de chaque haïtien qui se croit digne de sa nationalité.

                                                                       Source: Dorvil Richardson (Roroli.com)

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