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16 septembre, 2011

Vintage Hits Viyéri- Mano Rétro-Vol-07

Classé dans  Non classé — manoretro @ 23:11

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Disque microsillon

Disques microsillons
Un disque microsillon, appelé aussi microsillon, disque vinyle ou encore disque noir, est un support d’enregistrement sonore. C’est un disque phonographique en vinyle, chaque face est parcourue par un sillon microscopique en spirale dont le début est en règle générale à l’extérieur et la fin vers le centre du disque (certains disques peuvent être gravés de l’intérieur vers l’extérieur, en anglais inside-out).

Le disque vinyle est généralement de couleur noire, mais peut être de n’importe quelle(s) couleur(s), opaque ou transparent. Certains disques possèdent même une image incorporée sur l’une et/ou l’autre des deux faces : il s’agit de picture-discs.

Un disque microsillon comporte seulement deux sillons (un par face) gravés en spirale et dont la longueur définit la durée du temps d’écoute. Il est destiné à être lu sur une platine tourne-disque ou un électrophone. Il est cependant possible de combiner deux sillons1.
Histoire

Le support d’enregistrement sur disque plat, mis au point par l’allemand Emile Berliner en 1887 (sur disque en zinc), a remplacé la technique d’enregistrement sur rouleau mise au point par l’Américain Thomas Alva Edison.

Le disque plat fabriqué en vinyle est inventé et breveté par Columbia aux États-Unis en 1946. Il est utilisé pour la première fois dans le cadre de l’édition des œuvres de Mendelssohn et de Tchaïkovski. Ce nouveau procédé est commercialisé à partir de 1948. RCA lancera le single l’année suivante. L’innovation la plus importante a été l’utilisation de matières synthétiques thermoplastiques pour la fabrication, ce qui a permis de réduire considérablement le bruit de fond et d’augmenter la gamme des fréquences. Les disques vinyles ont progressivement remplacé le disque 78 tours à partir du milieu des années 1950. En France, c’est Eddie Barclay qui importe le procédé en 1955. Les vinyles ont ensuite fait progressivement place, à partir de 1982, aux disques compacts, un support infiniment moins sensible à l’usure (pas de bruit de friture possible), plus facile à produire, à conserver et possédant un rapport signal sur bruit élevé, inhérent au son numérique.

Les disques vinyles ont cependant été remis à l’honneur dans les années 1990 par leur utilisation en discothèque (seules les platines vinyles disposaient d’une vitesse réglable, condition sine qua non pour enchaîner des morceaux dans un mix) et par d’autres disc-jockeys pour un usage en « scratching ». Néanmoins, depuis plusieurs années, les platines numériques spécialisées ont aussi ces fonctionnalités, et parfois davantage sauf évidemment pour le « scratching » ou le vinyle ne sera jamais remplacé. Certains courants musicaux comme le reggae, le rap, les musiques électroniques le punk rock, le noise et même le metal sont encore attachés au vinyle. Les adeptes de la musique Funk des années fin 1970 aux années 1980 ne jurent que par le vinyle, pour les LP mais surtout les 12″, c’est-à-dire les versions longues des hits. Ce style contient des centaines d’artistes très estimés par les collectionneurs, mais n’ayant jamais pu rééditer leurs albums en CD. Par ailleurs dans les musiques électroniques, certains artistes vont ne sortir que des EP voire des LP uniquement en vinyle (exemple : la collection des Analords de AFX).

Certains audiophiles préfèrent le son du vinyle qu’ils trouvent plus naturel, dynamique, et plus précis dans les aigus que le CD. Le fait est que les formats professionnels numériques vont jusqu’à 384 khz en précision horizontale et 32 bits en précision verticale, alors que le CD est à 44 khz et 16 bits. Ce manque de définition est maintenant contrecarré par un nouveau format audio, le SACD. Par ailleurs, certains audiophiles aiment aussi le son du vinyle pour les pleurages et scintillements (qui rendrait le son plus « chaud » selon certains). Les pochettes des albums, plus grandes que celles d’un CD et renfermant parfois des livrets plus complets, sont également très appréciées.

Dans les années 1960 et 1970, ils étaient la plupart du temps distribués par des magasins tenus par des disquaires qui ont aujourd’hui pour la plupart cédé la place aux grandes surfaces et aux chaînes de magasins spécialisés (entre autres Fnac, Virgin, Free Record Shop). Aujourd’hui, cherchant à profiter de cette vague de popularité renaissante, les majors rééditent une partie de leur catalogue en format vinyle, aussi bien les albums anciens ayant déjà parus en disque vinyle que les albums récents datant d’après l’arrivée du CD dans le commerce.

La production en France est limitée à un seul fabricant : MPO (Moulages plastiques de l’ouest). La fabrication d’un disque vinyle nécessite la gravure préalable d’une matrice ou galvano. Plusieurs studios en France (surtout à Paris) sont équipés de machines permettant leur création à partir de laques, fabriquées à ce jour uniquement aux États-Unis ou au Japon.

Il existe actuellement des graveurs vinyle comme le Vestax pouvant servir aux particuliers, mais le prix très élevé et la difficulté pour un particulier de trouver des disques vinyles vierges font que ces appareils sont fort rares et servent surtout à des firmes indépendantes.

Particularités

Le disque vinyle est une source analogique, c’est-à-dire que l’information est stockée de manière directe sur le support. Il se différencie de cette manière du CD, source numérique qui encode le signal audio en procédant à un échantillonnage, puis à une quantification. Cet encodage numérique permet de séparer le moyen de stocker la donnée de la donnée elle-même. Cette absence de séparation fait qu’avec la dégradation du support, un signal analogique sera également dégradé (disque rayé ou poussiéreux qui craque), alors qu’un signal numérique sera soit lisible, soit illisible (présence de son ou absence de son, mais pas de son dégradé). Le disque vinyle avec cette absence d’encodage profite par contre d’une qualité sonore que certains jugent plus chaude et plus proche du signal sonore d’origine2. Le disque vinyle est pressé sur ses deux faces (A et B) ; à l’inverse, les fabricants de disques compacts ne les produisent généralement avec qu’une face exploitable, même si les supports numériques existent également en double face.

Gravure du disque

La première étape consiste à graver une matrice. Elle se présente sous la forme d’une galette lisse constituée d’un disque d’aluminium entièrement recouvert de vinyle. Un burin en diamant, monté sur un stylet chauffant grave un sillon hélicoïdal. Le stylet est couplé à un système électromagnétique, la tête de gravure, qui le fait vibrer horizontalement et verticalement pour un disque stéréophonique. Au microscope, on peut voir les ondulations des sillons qui ne doivent jamais se toucher. Lors de la gravure, le burin fait un copeau qui, idéalement ne doit pas se briser. Il est rejeté vers l’extérieur du disque car son plan de coupe est légèrement incliné par rapport au rayon du disque. La tête de gravure qui porte le burin est entraînée par une vis sans fin. Sa trajectoire est une droite passant sensiblement à un centimètre de l’axe de rotation du disque. Lors de la gravure, les fréquences aiguës sont renforcées et les graves sont atténuées selon la courbe RIAA. Cela évite aux aigus de se perdre dans le bruit de fond et aux graves d’envoyer le burin dans le sillon d’à côté. La courbe inverse sera utilisée lors de la lecture.

Le disque ainsi obtenu peut être lu ou être utilisé pour faire une matrice de pressage. Les disques destinées à être lus sont faits sur des galettes plus résistantes à l’usure. On parle de disques à enregistrement direct.

A noter qu’au milieu des années 70 , une firme spécialisée ( M.D.R – Magnetic Disc Recordings) avait mis sur le marché des disques vinyles 33tours dits « Trimicron » qui proposait près de 60 minutes par face , là ou la durée moyenne est de 20 à 30 min selon la qualité. Ce procédé utilisait l’espace non gravé entre chaque tour de disque ( 1 sillon – 2 espaces vides – 1 sillon ) pour y graver 2 sillons supplémentaires sur la même surface, ce qui triplait la durée de ceux-ci. Ces disques rares sont très fragiles, mais permettaient de faire tenir une oeuvre classique intégrale sur un seul et même disque 33tours. Mais la dynamique du signal étant plus faible par rapport à un 33tours standard, le procédé fut vite délaissé, car il necessitait du matériel de lecture de haute qualité , ce qui coûtait relativement cher à l’époque.

Le pressage du support

Le disque gravé est recouvert de métal par galvanoplastie. On retire le vinyle. Il reste une matrice qui permettra dans une presse de produire des disques. On considérait qu’on pouvait en produire environ 10000 mais que seuls les 1000 premiers étaient de la meilleure qualité.

La lecture du disque

Alors qu’un disque compact est lu par un bloc optique grâce à un laser, le disque vinyle quant à lui se lit à l’aide d’un bras équipé d’une tête de lecture, ou cellule, sur laquelle est monté un stylet muni d’une pointe diamant3 ou saphir qui parcourt le microsillon par contact direct. Ce frottement de l’aiguille de la tête de lecture sur le disque vinyle provoque une légère usure de la tête et surtout du disque. Cette perte est très sensible dans les aigus après quelques écoutes. Les fréquences au delà de 10 kHz sont très rapidement dégradées car elles induisent de fortes pressions sur la pointe de lecture. La pointe de lecture s’use également à la longue et doit être changée régulièrement pour garder la meilleur qualité du son. Pour essayer de reproduire le mouvement du burin qui a gravé le disque, on utilise des aiguilles à diamants elliptiques. Les disc-jockeys utilisent des aiguilles à pointe sphérique qui sont censées moins user les disques.

La lecture d’un disque est entachée de nombreuses sources d’erreurs :
Erreur de piste : le diamant peut ne pas suivre exactement le fond du sillon mais prendre un chemin plus facile comme une automobile qui coupe un virage. Pour l’éviter, il faut plus de pression sur la pointe de lecture mais cela entraîne une usure du disque.
Erreur de trajectoire : Le bras de lecture décrit un arc de cercle qui n’est orthogonal aux sillons que deux fois dans sa trajectoire. Le reste du temps, cela produit une distorsion d’harmonique deux (on lit une sinusoïde selon un axe oblique). Il existe les bras tangentiels qui n’ont pas ce défaut mais induisent une plus grande complexité.
Erreur angulaire : Le diamant touche les bords du sillon en deux points qui ne correspondent pas aux arêtes du burin qui a fait la gravure. Le diamant elliptique s’en approche mieux qu’une pointe ronde. L’erreur est très importante dans les fréquences élevées.
Bruit de surface : C’est un bruit de frottement qui est dû à un vinyle insuffisamment lisse.
Poussières : Le dépoussiérage est difficile car le vinyle est électrostatique et attire la poussière.
Longueur d’un tour : Les sillons du centre du disque sont beaucoup moins longs que ceux de la périphérie. Y graver une fréquence de plus de 10 kHz et surtout la lire est illusoire.
Vitesse de rotation du disque. En principe inaudible avec un matériel correct.
Vibrations : les vibrations du moteur et autres sources de vibrations, y compris des sons, peuvent perturber la lecture.
Correction selon la courbe RIAA : plus ou moins précise.

Il existe, depuis le début des années 1990, un système à lecture laser pour disque vinyle ELP Laser Turntable4.

Matière première

Issu d’une époque où la notion de développement durable n’existait pas encore, le disque microsillon est en général en PVC (chlorure de polyvinyle). Ce PVC est un plastique hautement polluant qui dégage de l’acide chlorhydrique et d’autres produits (dioxine) en brûlant.

SOURE : Article de WIKIPEDIA
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Veuillez Cliqué ICI
http://fr.wikipedia.org/wiki/Disque_microsillon

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